Anne-Marie Simon (2002). Peut-on éviter la souffrance du bégaiement à un jeune enfant ? Langage et pratiques, 29, pp 19–29.
Publié en 2002, ce texte d’Anne-Marie Simon reste une référence précieuse pour les logopédistes travaillant avec de jeunes enfants qui bégaient. Il illustre avec clarté une approche centrée sur le partenariat avec les parents, en tenant compte des facteurs de vulnérabilité, du cadre familial et des modalités d’interaction. À travers des exemples cliniques concrets, l’autrice rappelle que la thérapie ne se limite pas à la rééducation de la fluence, mais qu’elle s'inscrit dans une démarche préventive et systémique, où le parent devient un acteur thérapeutique à part entière.
Vingt ans plus tard, cette perspective garde toute sa pertinence. La littérature a depuis renforcé l’importance des interventions précoces axées sur les ajustements interactionnels, clarifié les facteurs de persistance du bégaiement et validé certains protocoles structurés tels que le programme Lidcombe.
Si certaines formulations ou terminologies renvoient au contexte clinique du début des années 2000, l’essentiel du message reste inchangé : accompagner les parents avec tact, ajuster la qualité des échanges, soutenir leurs représentations, créer un espace de sécurité relationnelle… autant d’éléments susceptibles de prévenir une évolution chronique.
C’est pour ces raisons que nous choisissons de republier aujourd’hui cet article. Il s’inscrit dans une continuité clinique et éthique, tout en offrant des pistes concrètes que chaque clinicien·ne pourra actualiser à la lumière des connaissance actuelles.