Après avoir longtemps parlé de guidance parentale, puis d'accompagnement parental, c'est aujourd'hui le concept de partenariat parental qui s'impose progressivement dans nos pratiques (Perichon & Gonnot, 2021, 2024). Cette évolution terminologique n'est pas anodine : elle témoigne d'une transformation profonde des rapports entre professionnels et familles.
En effet, l’émergence des modèles centrés sur la famille et des approches collaboratives ont profondément redéfini la place du parent dans les soins logopédiques, le faisant passer d'un rôle d'exécutant appliquant les conseils et protocoles prescrits à celui de partenaire actif, à la fois co-décideur et co-intervenant.
Pourtant, un guide officiel récent de la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (2025) réaffirme l'usage du terme guidance parentale pour désigner le soutien aux familles d'enfants présentant un trouble du neurodéveloppement. Ce choix révèle la coexistence de paradigmes : si le partenariat gagne du terrain, la vision biomédicale – dans laquelle la relation soignant-parent demeure marquée par une forme d'asymétrie – reste présente dans certains cadres institutionnels.
Dans cet article, nous analysons ces trois formes d'implication parentale à la lumière des quatre piliers de l'Evidence Based Practice (EBP) et de questionnements éthiques, pour répondre à une question simple en apparence : quelle posture adopter, pour quels parents, et dans quel objectif ?"
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